L’ananas, le fruit du soleil
Il apporte une touche d’exotisme à la cuisine, sa saveur acidulée stimule les papilles et on lui prête des vertus diététiques : l’ananas a traversé les océans pour conquérir les recettes du monde entier.
Initialement cultivée en Amérique du Sud, cette
plante tropicale, qui donne un fruit du même nom, doit son nom aux Amérindiens qui l'appelaient « nana nana » (parfum des parfums). Elle fut rapportée en Europe après la découverte du nouveau monde et cultivée sous serre, notamment en Hollande, en Angleterre et en France. Louis XIV eut le privilège de goûter les premiers ananas en 1733. Peu à peu, cette culture se trouve concurrencée par les importations d’outre-mer. Les ananas antillais, africain et asiatique débarquent sur le continent européen, où on les trouve désormais très facilement sur les marchés, y compris en plein hiver.
D’un point de vue strictement botanique, l’ananas n’est pas un fruit, mais un épi formé d’une multitude de baies, ces petits renflements de l’écorce appelés « les yeux ». S’il existe plusieurs
variétés d’ananas, c’est le Cayenne lisse, en provenance de la Côte d’Ivoire, que l’on trouve le plus facilement, suivi du Queen Victoria, importé de la Réunion, de l’île Maurice et du Kenya.
L’ananas contient des minéraux assez diversifiés (manganèse, phosphore, sodium, potassium…). Mais surtout, il est riche en
vitamine C, protégée par l’écorce épaisse du fruit et par son acidité. Associée à sa vitamine E, elle lui confère des vertus anti-oxydantes. On trouve également de la provitamine A, d’autant plus présente si la chair du fruit est colorée, de la vitamine B1 et B6. La broméline, contenue dans la tige de l’ananas, facilite la digestion et semble efficace contre la tendinite.
Peu calorique, l’ananas offre en revanche beaucoup de
fibres, utiles pour le transit intestinal. C’est grâce à son pouvoir désinfiltrant qu’on le conseille pour combattre la rétention d’eau. On lui prête enfin des propriétés cosmétiques : frotté sur la peau, l’ananas permettrait de lutter contre l’acné.
Pour bien
choisir un ananas, prenez-le en main : il doit être lourd, ferme, avec de belles feuilles vertes. Lorsque celles-ci se détachent, c’est que le fruit est parfaitement mûr. S’il est inutile de se fier à la couleur de l’ananas, en revanche, le parfum vous en dira long : il se développe dans les deux dernières semaines de maturation.
Ne le conservez pas au réfrigérateur, l’ananas supporte mal les basses températures. Gardez-le 2 jours à température ambiante, ou 5 jours maximum au frais s’il est coupé.
Pour le
déguster, enlevez l’écorce de l’ananas à l’aide d’un grand couteau puis coupez-le en tranches. Vous pouvez aussi le couper en quatre puis séparer la chair de l’écorce. Vous pourrez alors le consommer cru, en dessert ou dans une salade, mais aussi cuit, avec du poulet, du porc ou du canard, comme font les asiatiques. L’ananas est indispensable à un hamburger Tropical, et succulent dans des recettes comme le Croqu’Hawaï, le Calypso ou le sandwich Aloha.
Publié le 03/12/2008