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Le pain pourrait changer de goût en 2025, pour votre santé

Les professionnels de la filière de la boulangerie se sont mis d’accord pour réduire progressivement la quantité de sel dans le pain, d’ici à 2025.
Le pain pourrait changer de goût en 2025, pour votre santé

Des professionnels du secteur de la boulangerie réunis au Salon de l'agriculture 2022 - qui s’est tenu du 3 au 6 mars à la Porte de Versailles à Paris - ont signé un accord visant à réduire la quantité de sel dans le pain de 10 % dans les 4 prochaines années. L’objectif final est de passer, pour les pains dits classiques comme la baguette, de 1,7 gramme de sel actuellement à 1,4 pour 100 g de pain.

C’est une question de santé publique, puisque le sel consommé à l’excès entraîne notamment une augmentation de la tension artérielle, pouvant déboucher sur des maladies cardiovasculaires. Il faut savoir que ce pain représente environ 20 % des apports de sel quotidien des Français et il est considéré comme incontournable pour 89 % de la population de l’hexagone.

Dans le cadre du Programme national pour l’alimentation (PNA) et du Programme national nutrition santé (PNNS) en France, et en soutien au programme "De la ferme à l’assiette" portée par la Commission européenne, les professionnels du secteur se sont donc engagés à modifier la teneur de sel acceptée dans les recettes des différents pains. Pour une baguette (de 230 / 250 g), le taux de sel ne devra pas excéder les 3,5 g ; pour les pains de mie, il devra passer de 1,21 à 1,11 g pour 100 g de pain (soit environ 0,38 g par tranche) ; le seuil maximal pour les pains complets et aux céréales sera de 1,3 g de sel pour 100 g, soit environ 10 % de sel en moins.

Le calendrier prévu jusqu’à 2025 pour cette modification se divise en 3 phases, avec d’abord l’application de la réduction pour les baguettes et les pains courants (en 2022), puis une baisse pour les pains complets ou céréales (en 2023), avant que cela ne concerne les pains de mie (entre 2023 et 2025).

Des mesures qui entrent dans le cadre d’une promesse plus globale de la France envers l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) visant à réduire la consommation de sel de 30 % d'ici à 2025 dans le pays. L’OMS s’inquiète en effet de la démocratisation d’une alimentation ultra transformée, et donc trop riche en sel, et de ses impacts négatifs sur la santé.

Faut-il dire adieu au bon goût du pain qu’on connaît ? Peut-être, car le sel est un ingrédient essentiel de la recette du pain, avec l’eau et la farine, et qu’il détermine sa saveur. On verra si l'on fait la différence, ou si l’application progressive de ces mesures salutaires nous aidera à nous habituer à ce goût légèrement modifié.

Publié le 14/03/2022
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