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Les sandwichs sont-ils de vrais pollueurs ?

Les sandwichs sont-ils de vrais pollueurs ?

Les résultats de la dernière étude menée par l'université de Manchester sur le sandwich a de quoi laisser songeur. Elle s'est penchée sur son empreinte carbone et ce n'est pas glorieux : nos en-cas préférés pollueraient autant que des voitures !

Les sandwichs, des pollueurs à mettre au même rang que des moteurs carburant aux hydrocarbures ? En voilà une drôle d'idée. Mais c'est chiffres à l'appui que l'équipe de l'université a soigneusement démontré son affaire, avec l’aide de la British Sandwich Association (BSA), l'Association anglaise du sandwich.

A l'origine de l'étude, on retrouve le Professeur Adisa Azapagic du département de génie chimique et de sciences analytiques de l'université. Il a disséqué avec son équipe chaque ingrédient entrant dans la composition de 40 types de sandwichs différents, afin d'offrir une estimation la plus juste possible de leurs empreintes carbone.

Dit comme cela, ça n'a l'air de rien, mais il aura fallu déterminer comment les ingrédients étaient produits, étudier les emballages utilisés, prendre en compte la chaîne de froid et même les déchets générés à chaque étape de la chaîne de distribution jusqu'à la poubelle. C'est ainsi toute une méthodologie complexe qui a été mise en place pour étudier autant les sandwichs tout préparés du commerce, que ceux faits maison.

En bout de ligne, ce n'est pas la joie : la consommation annuelle de sandwichs en Grande-Bretagne, estimée à 11,5 milliards par la BSA, dégagerait 9,5 millions de tonnes de CO2, soit l'équivalent de ce que libèrent annuellement 8,6 millions de voitures. Ça calme.

Le sandwich le plus pollueur serait celui au bacon, œufs et saucisse dont la confection et la mise à disposition dans le commerce coûteraient 1,441 kg de CO2, l’équivalent de 19,3 km en voiture. Le plus éco-responsable, si l'on peut dire, est le classique "egg & cress" (œuf et cresson) avec 739 g de CO2.

Est-ce à dire qu'il faut mettre le holà sur notre consommation de sandwich ? Pas vraiment. Il y a deux raisons à cela. Déjà, il a été mis en évidence que les postes les plus lourds dans l'empreinte carbone du sandwich proviennent de la culture et de la transformation de ses ingrédients. Pour agir dessus, il faudrait donc que les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de l’agroalimentaire se bougent, mais ça, c’est un autre débat.

Ensuite, l'étude a souligné qu'il suffisait de faire ses sandwichs soi-même pour réduire cette empreinte de 50%. Vive le fait-maison !

Publié le 05/02/2018
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