Vous utilisez un bloqueur de publicités et nous pouvons le comprendre.
Mais notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité, non intrusive.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

> Cliquez sur l'icône rouge située en haut à droite de votre navigateur
> Choisissez l'option : "Désactiver pour ce site"

L'incroyable histoire du fondateur des McDo

LPhoto : Art Shay / Timelife pictures

Avec plus de 34.000 restaurants à travers la planète, la chaîne McDonald's est probablement l'une des marques les plus connues au monde. Pourtant, les deux frères à l'origine de ce fast-food n'ont pas vraiment participé à en faire un tel empire. Un seul homme a piloté l'enseigne jusqu'au sommet : Ray Kroc.

L'enfance d'un visionnaire

Fils d’immigrés tchèques, Raymond Albert Kroc est né en 1902, à Oak Park, dans la banlieue de Chicago. Sa mère, professeur de piano, lui donne le goût de la musique et ça tombe bien, parce que le jeune Ray n'aime pas tellement les études. Il quitte l'école à 15 ans et fait ses gammes sur l'orgue de l'église de son village, mais aussi dans les cabarets de jazz de Chicago.

Pour gagner un peu plus d'argent, il se met à vendre des instruments et des partitions. Mais le jeune homme veut un vrai métier. Il devient représentant pour un fabricant de gobelets en carton, Lily Tulip Cup. Au bout de 15 ans, il est nommé chef des ventes pour tout le Middle West. La bosse du commerce est définitivement ancrée en lui.

Un goût immodéré pour le travail

Bosseur et commercial de talent, Ray Kroc reprend contact avec un vieil ami qui vient justement de mettre au point un mixer à la pointe de la technologie. Il a alors 37 ans et l'ambition chevillée au corps. Il récupère les droits de distribution du fameux mixer et en fait la promotion pendant une quinzaine d'années. Il en vend dans tout le pays, notamment en Californie, dans la petite ville de San Bernardino. C'est étonnant comme l'un de ses clients là-bas peut user comme mixers ! Intrigué, Ray Kroc décide d'aller voir sur place à quoi ressemble le commerce de ces deux frères, Richard et Maurice McDonald.

La découverte de la poule aux œufs d'or

On est alors en 1954. C'est un petit restaurant que découvre Ray, un de ces fast-foods qui proposent des hamburgers, rien de très étonnant dans cette Amérique qui se construit. Et pourtant, celui-ci ne désemplit pas. Le vendeur de mixer comprend mieux pourquoi son produit, capable de préparer 5 milk-shakes d'un coup, est tellement sollicité. Les clients font la queue pour goûter les burgers des frères McDonald. Depuis 1940, les deux frangins régalent le quartier avec leurs petits pains fourrés à la viande et au ketchup. A tel point qu'ils ont commencé à ouvrir d'autres restos, en franchise, notamment en Arizona.

mcdonald

Il faut avouer que Dick et Maurice ont pensé à tout : la carte est réduite aux recettes les plus demandées, les assiettes sont en carton pour éviter la vaisselle et surtout le personnel de plonge, les sandwichs sont formatés pour être fabriqués à la chaîne, l'hygiène est surveillée de très près. Résultat, l'établissement dégage d'insolents profits, qui font pâlir d'envie le commercial aux dents longues qu'est Ray Kroc.

Un flair infaillible et une ambition sans égale

C'est une certitude, l'entrepreneur veut sa part du burger. Il ne tarde pas à dégainer les contrats. Ray veut inonder le marché avec d'autres restaurants de ce type, en franchise. Il a 52 ans, il veut réussir plus que tout. L'association est scellée entre le vendeur de mixers et les frères restaurateurs, pour développer le réseau de fast-foods. En 1960, la société McDonald's Corporation voit le jour, tandis que Maurice et Dick vendent leurs parts à Ray Kroc pour 2,7 millions de dollars, cédant ainsi leur propre nom. Ils partiront créer une autre entreprise, The Big M, pour poursuivre leur activité.

Désormais, Ray est le seul dirigeant de ce qui va devenir un empire. Il recrute des franchisés selon des règles drastiques, il les teste et les contrôle inlassablement, et surtout, il décide de tout : choix de l'emplacement, aménagement du restaurant, composition des menus, uniforme du personnel... jusqu'à la taille des frites. L'homme ne s'arrête jamais. Il dira un jour à un employé : "Si vous avez du temps pour vous reposer, vous avez du temps pour nettoyer". Mais l'ambitieux patron sait que l'esprit d'équipe est garant du succès. "Aucun d'entre nous n'est aussi bon que tous ensemble", a-t-il également coutume de dire. Ses obsessions : qualité, service, propreté, valeur.

La construction d'un mythe

Pour faire grandir son entreprise, Ray Kroc n'est jamais à court d'idées. En 1962, un spectacle pour enfants organisé par un franchisé, à Washington, lui montre l'importance des plus jeunes sur son chiffre d'affaires. Il crée alors le clown Ronald, mascotte de l'enseigne. En 1963, Ray autorise un franchisé de l'Ohio à garnir ses burgers de poisson, pour sa clientèle catholique qui ne mange pas de viande le vendredi : le Filet-O-Fish est né. Cinq ans plus tard, c'est le Big Mac qui arrive sur les étals des restaurants. Seul échec : alors que Walt Disney construit un parc d'attraction, Ray Kroc lui propose d'y ouvrir l'un de ses restaurants. En vain. Il n'y aura pas de McDo à Disneyland.

mcdonald

Dans les années 70, la firme se développe à l'étranger, ouvrant de nouveaux établissements aussi bien au Japon qu'en Australie, en Suède comme en Grande-Bretagne. Et la cadence s'accélère dans les années 80. Soucieuse de continuer à plaire aux enfants, l'entreprise imagine les Happy Meals en 1979, ces menus que les bambins réclament. Pour les garnir d'un petit jouet, McDonald's signe en 1996 un contrat international d'exclusivité avec... la Walt Disney Company. La boucle est bouclée.

Le génie tire sa révérence

Ray Kroc n'aura pas savouré cette petite revanche. Il s'est éteint le 14 janvier 1984, à l'âge de 81 ans. Quelques mois plus tard, c'est Richard McDonald qui mordra dans le 50 milliardième hamburger de l'enseigne, lors d'une cérémonie officielle organisée à New-York.

En 2003, la femme de Ray Kroc meurt à son tour, laissant une fortune derrière elle, amassée au fil de nombreuses années de travail par son défunt mari, et intégralement léguée à l'Armée du Salut.

Photos : George / Ethan

Mis à jour le 01/03/2016
Recevoir la newsletter

Autour du même sujet...

Vos commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !