La naissance du kébab

Sandwich populaire par excellence, le kébab, avec son nom turc, est en réalité né en Allemagne.
A 16 ans, le jeune Mehmet Aygün quitte sa Turquie natale pour aller vivre à Berlin. Nous sommes à la fin des années 30. Bien plus tard, en 1971, Mehmet travaille dans un petit snack de la gare de Berlin, où il sert de la viande grillée. Il a alors l’idée de placer les lamelles de mouton dans un pain pita, le pain rond traditionnel de Méditerranée orientale. Il y ajoute de la salade et des frites. Plus tard, viendront se mêler tomates, oignons et sauce blanche, une autre création du cuisinier turc.
Le Döner Kebab était né, döner désignant le mode de cuisson sur broche tournante et kebab signifiant viande grillée. Le sandwich va rapidement s’exporter… jusqu’en Turquie ! Dans son tour du monde, il change de nom et de nationalité. En France, on le désigne souvent comme un « grec », tandis que les grecs l’appelle le « gyros ». Aux États-unis, le « shish kebab » fait figure de spécialité allemande. Le monde arabe le connaît sous le nom de « Shawarma ».
Notons qu’aujourd’hui la viande de kébab est bien souvent un mélange de veau, de dinde et de poulet. La sauce blanche, quant à elle, est composée de yaourt, relevé d’ail, de sel et de poivre.
Le petit prix du kébab est sans doute pour beaucoup dans son succès international. Moins cher qu’un Big Mac, il est aussi plus nourrissant mais plus calorique : on estime son apport entre 800 et 900 calories.
Le kébab défraie également la chronique pour un autre record : celui des contrôles d’hygiène. Les fermetures de restaurants sont nombreuses et le sandwich se traîne depuis une réputation sulfureuse. Mieux vaut donc bien choisir son resto pour ne pas se retrouver avec un kébab acheté et une gastro offerte.
L’inventeur du kébab, Mehmet Aygün, est mort à l’âge de 87 ans le 22 janvier 2009.





