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Les nouveaux sandwichs du TGV

Les nouveaux sandwichs du TGV

En 2013, la SNCF dévoilait sa nouvelle offre à bord de ses trains. L'entreprise promettait alors que la restauration allait "faire partie intégrante du voyage". Quelques temps plus tard, nous avons voulu vérifier s'il était vraiment possible de se restaurer correctement et pour pas trop cher dans un train en France. Montez avec nous à bord du TGV. Direction le wagon-bar.

Un restaurant sans place assise

Tout d'abord, il faut bien se rendre à l'évidence : les voitures-bars n'ont pas tellement gagné en espace. Toujours aussi exiguës et limitées à quelques places (debout), elles vous invitent surtout à prendre votre commande pour aller la manger ailleurs. Quand on pense qu'en théorie, il n'est pas permis de prendre son repas à sa place, la démarche laisse songeur. Il serait peut-être temps de consacrer une vraie voiture à la restauration ?

Une carte élaborée par des chefs

Voyons ensuite la carte. Nous laisserons de côté les plats de chef pour nous intéresser aux en-cas rapides : sandwiches, burgers, croque-monsieur et autres salades. Déjà, les tarifs nous font un peu tiquer. 5,90 € le club au poulet ? Il a intérêt à être bon, c'est trois fois le prix d'un sandwich triangle en supermarché ! Probablement le prix du verre d'eau dans le désert. A 320 km/h, nulle issue pour s'échapper.

Premier test : le Club au poulet et crudités

La SNCF a parfaitement compris qu'on n'attirait pas les mouches avec du vinaigre. Et pour séduire un consommateur affamé, rien de tel que de jouer avec les mots. On le sait depuis longtemps en restauration : le libellé du plat est vendeur ! On peut dire qu'ils y ont mis le paquet : "Club au pain de mie malté, poulet, crudités, estragon et persil". Voilà, il suffit d'énumérer les ingrédients pour faire passer un pauvre sandwich de base pour un plat raffiné digne d'une grande table. Ils sont malins, quand même... Seulement voilà, une fois qu'on croque dedans, la belle promesse s'envole comme une hirondelle au printemps. C'est du déjà-vu, déjà mangé, déjà digéré. Aucune surprise pour ce sandwich peu copieux qui vous laisse franchement... sur votre faim.

Deuxième test : le Wrap au crabe

Attention, pour cette recette, la SNCF dégaine sa botte secrète : son chef ! Michel Sarran, en l'occurrence, cuisinier doublement étoilé, qui souhaite que sa "cuisine ait du goût, chatouille le palais et crée des émotions". Rien que ça. Le chef a donc concocté pour les clients ferroviaires un "Wrap crabe au wasabi et petits légumes croquants" à 6,40 € (en photo). La tortilla, ça change du pain de mie et ça c'est plutôt une bonne idée. La garniture tient ses promesses : le wasabi pique légèrement en bouche et les légumes croquent sous la dent. Pour le crabe, plus que discret, il faudra être attentif car on aurait eu les mêmes saveurs avec du thon. Probablement à cause de cette manie de nous refiler un sandwich qui sort du réfrigérateur. Très rassurant en terme d'hygiène mais catastrophique pour les papilles : froid comme un glaçon, le sandwich perd 80% de son goût. Notre conseil : laissez votre wrap reposer à température ambiante une bonne heure pour un résultat optimal (si vous n'êtes pas déjà arrivés à destination).

En résumé

C'est bien beau de donner des noms poétiques aux sandwiches, encore faut-il les préparer avec générosité et ne pas viser l'ultra-rentabilité à tout prix. Les voyageurs ne sont pas des vaches à lait qui regardent passer les trains.

Publié le 23/09/2016
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