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Depuis 1960, la part de
la population française prenant ses repas hors
foyer est passée de 5 % à 13 % et pourrait
atteindre les 17 % à l'horizon 2020.
Le marché européen du sandwich devrait continuer
à progresser au rythme de +3,5 % par an. Il devrait
même atteindre 8,7 milliards d'euros en 2006 contre
7,3 milliards en 2001. |
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Face aux chaînes de sandwicheries, des indépendants
offrent une restauration non-conformiste qui surfe sur
la tendance de la restauration rapide de standing à
la fois chaleureuse et conviviale. Ils ont surtout misé
sur la créativité des recettes, la fraîcheur
des produits, l'originalité des lieux, l'association
des genres, l'équilibre nutritionnel, le pain fait
maison...
Parce que certains boulangers arrivent à vendre
près de 1 500 sandwiches par jour sur Paris, il
semble évident que le sandwich apparaisse comme
une très bonne voie de croissance pour un artisan
situé en centre ville. Il permet notamment de contrebalancer
la baisse des ventes observée globalement en pâtisserie.
Et pour vendre des sandwiches, il semble que la meilleure
solution marketing soit d'être artisan et de vendre
un excellent pain. Une bonne dose d'imagination est ensuite
utile pour développer une vraie gamme de recettes.
Du côté des ingrédients, on distingue
deux tendances : d'un côté, les matières
peu onéreuses mais à la qualité discutable
(jambon de volaille, surimi...), et de l'autre des produits
valorisés parfaits pour un sandwich haut de gamme
(jambon d'Aoste, tomate séchée...).
Jouant la carte de la différenciation, de nouveaux
produits voient le jour comme des sauces pour sandwiches
(curry, tomate basilic, oignon poivron), qui deviennent
alors des ingrédients à part entière,
ou des fromages à forte valeur nutritionnelle,
à l'utilisation originale (fromage pré-tranché
au format baguette, fromage à tartiner à
froid...).
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