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C'est en décembre
2006 que la DGCCRF (en bref, la répression des
fraudes) a rendu un rapport sur les établissements
de restauration rapide. Le résultat est accablant...
Sur les 1133 points de vente contrôlés durant
l'enquête, dans 42 départements, l'hygiène
serait "non conforme" dans 47% des boulangeries,
35% des sandwicheries et 62% des kebabs ! |
| Pointés du doigt
par les enquêteurs, les restos kebabs tromperaient
sur la marchandise. La viande vendue comme étant
du veau serait en majorité de la dinde. Mais le
laxisme ne s'arrête pas là. Ces petits établissements,
qui s'ouvrent aussi vite qu'ils disparaissent, emploient
du personnel sans formation préalable à
la qualité et à l'hygiène. C'est
ainsi que la viande en broche est laissée sur place
d'un service à l'autre, que des aliments sont stockés
à même le sol et que des sauces sont conservées
à température ambiante.
Les boulangeries et sandwicheries classiques ne sont pas
en reste : la DGCCRF note que dans de nombreux cas, "les
conditions d’hygiène des locaux, des manipulations
et du stockage sont défectueuses". Sol poussiéreux,
réfrigérateur qui fonctionne mal, toilettes
insalubres, absence de savon... Le décor fait déjà
froid dans le dos. Et les pratiques du personnel ne sont
guère rassurantes : les denrées sont mal
protégées, la congélation y est illicite
et le matériel n'est pas aux normes. L'origine
et l'identité des produits laissent, là
encore, à désirer : le surimi est vendu
comme du crabe, l'emmental comme du gruyère et
des bouteilles d'eau minérales sont parfois remplies
avec l'eau du robinet.
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Consterné par ce
rapport, le journal Le Parisien a mené sa propre
enquête en achetant des sandwiches dans une dizaine
d'établissements, avant de les faire analyser par
un laboratoire de microbiologie. Bilan : 40% des échantillons
s'avèrent non conformes. Autant dire que vous avez
une chance sur deux de tomber malade après le déjeuner...
Au menu : staphylocoques, bactéries, matière
fécale et germes en tout genre. C'est ainsi que
8 commerces sur 10 vendent des produits impropres à
la consommation.
Le médecin endocrinologue Jean-Michel Borys précise
que "le vrai souci concerne les femmes enceintes
et les personnes immunodéprimées : l'infection
banale peut se transformer en infection plus aiguë".
Il recommande ainsi d'éviter la mayonnaise, les
oeufs et les viandes crues. |